• Sauge officinale

    salvia officinalis.

     

    Herbe sacrée, on la brûle pour chasser les mauvais esprits, mais dans cet article on va s’occuper du coté médicinal, source le petit larousse des plantes qui guérissent édition 2013.

    C’est un sous-abrisseau d’environ 50 cm , cultivé dans le monde entier mais qui a l’état sauvage est devenu rare et donc classé dans “préoccupant” pour sa disparition.

    La plante sauvage pousse jusqu’à un mètre.

    Les rameaux dressés portent des feuilles opposées, allongées, d’un vert grisâtre, feutrées de poils blancs.

    Ses petites fleurs violacées à deux lèvres, sont groupées au sommet de la tige.

    Feuilles et sommités fleuries dégagent une odeur camphrée très aromatique, qui s’adoucit au séchage.

    La plante renferme des tanins, des flavonoides, des triperpènes, des diterpènes, un acide-phénol, l’acide rosmarinique, et une essence aromatique riche en camphre, en cinéole et en cétones monoterpéniques, les alpha et bêta-thuyone.

    Dans l’usage traditionnel la sauge est la plante miracle, la réalité n’est pas aussi belle...

    Salvia son latin veut dire plante qui sauve,chez les peuples anciens, comme les Gaulois elle était considérée comme une plante capable de guérir toutes les maladies.

    Les druides l’utilisaient contre les fièvres, la toux, les rhumatismes, la paralysie et l’épilepsie et aussi pour favoriser la conception et l’accouchement.

    On l’a même considéré comme pouvant ressusciter les morts et ils en ajoutaient à l’hydromel et à la cervoise.

    L’école de Salerne au Moyen-Age, consacra cette plante en s’exclamant dans l’un de ses ouvrages “ homme pourquoi meurs-tu, lorsqu’en ton jardin pousse la sauge”.

    A notre époque la sauge a quand même des bienfaits.

    La sauge est un excellent tonique, à la fois des voies digestives et du système nerveux.

    Elle stimule les fonctions de l’estomac et du foie, calme les douleurs et les nausées.

    Elle est recommandée contre l’asthénie nerveuse surtout lorsqu’elle succède à une longue maladie épuisante.

    Elle agit aussi comme antiperspirant elle agit puissamment contre les sueurs des malades.

    Bonne pur les convalescents puisqu’elle combat les sueurs, la faiblesse, le manque d’appétit, les digestions pénibles, la dépression physique et morale.

    Son action tonique la fait utiliser en fin de grossesse mais on lui préfère la feuille de framboisier, ou après l’accouchement car elle régularise et fait réaparaître les règles.

    Elle calme aussi les douleurs qui accompagnent parfois les règles par son effet emménagogue et son action régulatrice sur le cycle mensuel.

    Son action hormonale est utile dans les troubles de la ménopause tels les vertiges et bouffées de chaleur.

    On lui reconnait une action hypoglycémiante, et le vin de sauge est très recommandé aux diabétiques.

    L’acide rosmarinique possède des effets antioxydants et anti-inflammatoire.

    Excellent cicatrisant, la sauge est employée avec succès contre les aphtes et les ulcérations de la bouche et des gencives.

    Sauge officinale

    En usage interne

    En infusion: 15 à 20 gr par litre d’eau bouillante soit 5 à 6 feuilles par tasse, qu’on laisse infuser 10 minutes.

    A boire après le repas, contre les sueurs nocturnes une tasse au coucher.

    En vin: 80 gr de plante séchée sur laquelle on verse un litre de vin bouillant rouge ou blanc ou un vin de liqueur, à laisser macérer 48h.

    Filtrer et conserver en bouteille.Prendre 2 c. à soupe après le repas comme tonique.

    Les diabétiques peuvent prendre 1 verre par jour, ne pas oublier dans ce cas que certains vins contiennent beaucoup de sucre.

    En teinture faire macérer 15 jours des feuilles de sauge tassées dans 2x leur volume d’alcool à 40%.

    Presser pour exprimer le jus et filtrer.

    Prendre ½ à 1 cuillerée à café dans un peu d’eau 3x par jour.

    Cette façon d’administrer le remède est préférable lorsqu’on veut l’employer contre une transpiration exagérée.

     

    Utilisation externe

    En décoction 10 gr par litre, soit dans de l’eau, soit dans du vin.

    Faire bouillir 5 minutes, puis infuser 10 minutes.

    Elle est renommée en lotions contre les dartres, les ulcères et autres maux cutanées, en bains de bouche contre les aphtes, les ulcérations causées par un dentier, les maux dentaires.

    En bain: préparé avec une forte poignée de sauge pour un litre que l’on prépare en décoction comme ci-dessus, il est excellent pour calmer les douleurs rhumatismales.

    Verser dans l’eau du bain.

    Une grosse poignée de sauge macérée dans l’eau de cologne donne, au bout de 6 semaines , une excellente eau de toilette qui adoucit et éclaircit la peau.

    En ajouter 1 cuillerée à soupe dans l’eau des ablutions.

    L’huile essentielle extraite de la sauge officinale par distillation est neurotoxique.

    Seule celle de la sauge sclarée est en vente libre.

    Toujours demander conseil au médecin ou pharmacien avant d’utiliser ces huiles essentielles.

    La sauge est contre-indiquée pendant la grossesse sauf a terme, l’allaitement, ou d’antécédant de cancers hormono-dépendants.

     

     

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  • Bruyère : son côté médicinale

    Calluna vulgaris

    Ce sous-arbrisseau de 30 à 80 cm de hauteur est très fréquent dans les landes et les bois des régions siliceuses.

    La plante renferme des tanins, des flavonoïdes, de l’arbutoside et de l’éricodine.

    Dans l’Antiquité on pensait qu’elle soignait les morsures de serpents.

    Des nos jours on reconnaît aux sommités fleuries une valeur de diurétique actif et précoce, d’antiseptique et de sédatif des voies urinaires.

    L’éricodine a une action désinfectante marquée.

    La bruyère permet d’accroître le volume des urines et d’éclaircir les urines troubles et fétides.

    Ses vertus diurétiques la font employer comme médicament des reins, ainsi que dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, des rhumatismes et de la goutte.

    Ses propriétés dépuratives et désintoxicantes permettent d’éliminer de l’organisme les résidus nocifs tels que l’urée, l’acide urique et l’acide oxalique.

    La bruyère est fortement recommandée aussi à tous ceux dont l’alimentation est trop riche.

    Grâce à l’arbutoside qu’elle contient, comme d’ailleurs la busserole et la feuille de poirier, elle agit aussi sur l’élément inflammatoire d’origine infectieuse accompagnant la congestion et l’hypertrophie de la prostate.

    Elle rend donc de bons services dans la cystite des prostatiques et mène dans la cystite avec muco-pus.

    La bruyère possède aussi des propriétés apéritives.

    En bain complet chaud, elle est employée pour relever le tonus musculaire.

    Elle est donc utile aux sportifs et aux malades convalescents qui sont affaiblis par un long séjour au lit.

    Utilisation interne, en infusion 20 à 30 gr de sommités fleuries par litre d’eau.

    Laisser infuser 15 minutes.

    Prendre 3 bols par jour en dehors des repas.

    Utilisation externe en décoction 100 gr de plante dans un litre d’eau.

    Faire bouillir 10 minutes, puis laisser infuser 10 minutes.

    Passer et ajouter à un bain chaud.

    Les Celtes préparaient un hydromel à partir d’une décoction des sommités fleuries de bruyère fermentées avec du miel.

    Une boisson similaire était encore récemment en usage aux Hébrides, mais on y remplaçait le miel par de l’orge germée.

    C’est la callune qui est utilisée en herboristerie.

    Les véritables bruyères sont des cousines appartenant au genre Erica.

    Leurs feuilles en aiguille sont regroupées en verticilles par trois et les fleurs ont la forme d’un petit grelot.

    L’espèce la plus répandue est la bruyère cendrée,

    commune elle aussi dans les landes et les bois silicieux.

    Dans le midi, la bruyère arborescente est l’un des composants principaux du maquis.

     

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  • photo de mon ami agent forestier, épine-vinette en hiver.

    Epine-vinette

    Berberis vulgaris

    C’est un arbrisseau touffu, haut de 1 à 3m, qui aiment les coteaux secs, dans les sous-bois et les haies.

    Commune jadis en France, elle a été éradiquée de la plupart de nos régions pour éviter la propagations de la rouille du blé, champignon parasite dont elle est l’hôte secondaire.

    L’épine-vinette est originaire d’Europe et d’Asie et se trouve encore en quantité dans les Alpes du Sud.

    Elles portent des feuilles courtes et plus larges au sommet qu’à la base, dentées, groupées en bouquets.

    Les fleurs jaunes retombent en petites grappes.

    Les fruits sont rouges allongés, d’une agréable saveur acidulée et rafraîchissante.

    L’écorce de la racine et de la tige renferme des alcaloïdes isoquinoléiques,

    dont la berbérine et la berbamine.

    Les feuilles contiennent de l’acide oxalique, des minéraux et des vitamines.

    Les fruits sont riches en acides organiques, en pectine et en vitamine C.

    L’épine-vinette est connue depuis le XIIème siècle pour ses propriétés cholagogues.

    L’écorce possède des vertus cholérétiques et cholagogues.

    Stimulant la production de la bile et son évacuation, elle est recommandée dans l’ictère, l’engorgement du foie, les calculs biliaires, les dyspepsies chroniques et l’oedème généralisé.

    Ses propriétés antiseptiques, dues à des alcaloïdes bactéricides,

    lui confèrent une bonne efficacité en cas de dysenterie amibienne et d’infections intestinales.

    Son astringence favorise la cicatrisation du tube digestif.

    On reconnait aussi une action bénéfique dans les troubles de la circulation veineuse et les douleurs menstruelles.

    En usage externe l’écorce en décoction soigne les maladies de peau telles que eczéma et psoriasis.

    Les feuilles sont recommandées contre la diarrhée et l’angine.

    En décoction pour usage interne:

    Faire macérer pendant 15 minutes 40 gr de racine ou d’écorce par litre, puis porter à ébullition, retirer du feu et laisser encore infuser 20 minutes.

    Prendre un bol midi et soir après le repas.

    En décoction de feuilles la même recette mais avec un peu de miel ajouter avant de la boire, à utiliser pour les angines et les diarrhées.

    En décoction de fruit:

    Limonade préparée avec 30 à 60 gr de baies bouillies dans un litre d’eau peut servir comme boisson rafraîchissante dans les maladies fébriles et les affections de la gorge.

    Pas d’usage sans avis médicale et pas plus de 3 semaines.

    Les tendres jeunes feuilles sont comestibles et idéales dans les salades ou grignotées telles quelles.

    Trop acides pour être bons crus, les fruits donnent des confitures parfumées, d’aromatiques compotes et des sauces acidulées.

    Il faut en éliminer le noyau mince et pointu, on conserve parfois aussi les fruits au vinaigre.

     

     

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